La Missive de Gestion Attentive

N°18 - Février 2006

Sommaire


Edito:La différenciation par la responsabilité
Emerveillement devant la nature et estime du téléspectateur
Pénurie, attractivité et gestion dans l'apport de travail
Le Maroc à la recherche d'investisseurs socialement responsables
Les sites de ceux qu'on cite

 

Edito: La différenciation par la responsabilité

Le directeur général de Monoprix, la responsable du développement durable à France Télévisions, le directeur général de la Caisse de Dépôts et de Gestion, principal investisseur institutionnel du Maroc, ont un point commun : leur entreprise est comme Monsieur Jourdain et faisait du développement durable sans le savoir, notamment et respectivement en bâtissant écologique et embauchant à l'Agence pour l'emploi, en diffusant des émissions prenant le téléspectateur pour un être estimable et en investissant dans un habitat salubre et pleinement vivable. Autre point commun : elles veulent expliciter une stratégie de développement durable.
Certaines réussites d'entreprises sont dues à un mode de management hétérodoxe orienté vers la satisfaction des clients innovants et la coopération avec les prescripteurs, tandis que d'autres sont confrontées à un inquiétant problème de main d'œuvre. Les entreprises ont un rôle politique, affirment le marketeur et le sociologue, l'entreprise détermine son " territoire " et cette approche n'est possible que lorsqu'elle dispose d'un actionnariat longtermiste. Dans certains secteurs, les entreprises peinent à trouver des travailleurs, on ne pourra y remédier qu'en rendant plus attractifs les métiers aujourd'hui boudés par les jeunes, et donc en améliorant rémunérations et conditions de travail, reconnaît la directrice du Centre d'Analyse Stratégique, lequel se substitue au Commissariat Général du Plan. Le Maroc souhaite attirer des investisseurs responsables qui ne détruisent pas ses paysages et cherche à éduquer les patrons de PME qui ne payent pas l'impôt et traitent leurs salariés comme des serviteurs.
On retrouve une démarche qualité largo sensu : qualité des produits, de l'emploi, des relations avec l'environnement socio-économique. Ainsi le " socialement responsable " n'est pas tant une contrainte pesant sur le management qu'une opportunité de performance ; les acteurs peuvent l'utiliser comme un élément de différenciation, dans la compétition entre entreprises -pour attirer des clients- mais aussi dans celle entre secteurs -pour attirer des salariés- et entre territoires -pour attirer des investisseurs-.

Marie-Noëlle Auberger
mna@gestion-attentive.com

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Emerveillement devant la nature et estime du téléspectateur

" Il y a une très mauvaise nouvelle : on est en train d'épuiser la planète, il y a une bonne nouvelle, on commence à en prendre conscience ", c'est Geneviève Guicheney, directrice du projet Développement durable du groupe France Télévisions, qui résumait ainsi la situation lors de la rencontre " Médias et développement durable " organisée par Novethic et à laquelle participait aussi Michel Sallandre, directeur général d'Ushuaïa TV.

Cette chaîne spécialisée du groupe TF1, qui compte des partenaires comme Véolia Environnement ou Nature et Découvertes, veut amener le téléspectateur à " s'émerveiller ", puis à " comprendre et à respecter la nature ". Cherchant à faire de la pédagogie sans être ennuyeux ou anxiogène. Michel Sallandre se veut " engagé mais pas militant " même s'il est passionné par le dramatique problème de l'eau et de son gaspillage. Le groupe Bouygues a une vraie préoccupation de développement durable, affirme t-il, même si le fait qu'il s'agisse d'un groupe côté entraîne des contradictions. Martin Bouygues a lancé des comités développement durable qui ont pour feuille de route le respect des collaborateurs et de l'environnement. Geneviève Guicheney qui s'efforce de fédérer et révéler le développement durable dans le groupe de service public, insistait sur la dimension temporelle (le temps du développement durable n'est pas celui des politiques ni des dirigeants) , la nécessaire progressivité de l'action (elle souhaite " donner les clés " à ses collègues pour qu'ils s'approprient la démarche) et sur les aspects culturels, allant jusqu'à individualiser la culture au sein du sociétal pour en faire un " quatrième pilier du développement durable ".
Les entreprises de télévision peuvent agir en faveur du développement durable de deux façons. Comme n'importe quelle autre " usine à papier ", elles peuvent diminuer leur empreinte écologique en évitant d'imprimer tout message électronique, en imprimant les documents recto verso (dans ce cadre, les deux interlocuteurs étaient d'accord pour encourager les initiatives individuelles ou collectives et pour les diffuser à titre d'exemple) mais aussi en se préoccupant de l'émission de gaz à effet de serre due aux déplacements en avion. Plus spécifiquement, elles peuvent intégrer le développement durable dans leur ligne éditoriale. En ce sens, France Télévisions est un peu Monsieur Jourdain, explique Geneviève Guicheney, un grand nombre d'émissions de la télévision publiques sont des émissions de développement durable, qu'il s'agisse de programmes courts ou d'Envoyé Spécial, ainsi que de certains produits de RFO et de France 5, notamment C dans l'air. Mais souvent les journalistes sont comme les énarques, ils ne savent pas dire " je ne sais pas " alors qu'il faudrait accepter les partages d'expertise. Le développement durable, c'est reconnaître les expertises de chacun, affirme t-elle, y compris celles des téléspectateurs. Les journalistes doivent sortir de l'événementiel pour travailler sur le fond des dossiers, dit Michel Sallanche. Mais c'est difficile quand on demande au journaliste de permanence de commenter une dépêche d'actualité qui n'est pas dans ses sujets ou de tourner un quart d'heure d'images dont vingt secondes seront montées sans qu'il ne maîtrise rien. Pourtant les téléspectateurs sont au rendez-vous " quand on leur fait le coup de l'estime " comme en diffusant L'odyssée de l'espèce à une heure de grande écoute.
Les signaux sont au rouge mais les gens, qu'il s'agisse des journalistes ou des citoyens en général, ne se mobiliseront que s'ils ont de l'espoir. 80% des Bretons seraient d'accord pour payer plus cher une eau de qualité, les nouveaux bâtiments scolaires de La Réunion fabriquent de l'électricité par panneaux solaires. Il faut une démarche de pas à pas et populariser les exemples intéressants, tout en étant bien conscient qu'il n'y a pas de solutions simples à des problèmes complexes.

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Pénurie, attractivité et gestion dans l'apport de travail

Sophie Boissard, jusqu'alors directeur de cabinet du Ministre délégué à l'emploi, a été nommée à la tête du Commissariat Général du Plan pour préparer la transformation de celui-ci en Centre d'Analyse Stratégique. Le décret de transformation devrait être pris le 1er mars, soit moins de deux mois après le soixantième anniversaire d'une institution qui eu autrefois ses titres de gloire. Le Centre d'Analyse Stratégique aura une triple mission, expliquait Sophie Boissard au dîner débat organisé par Réalités du Dialogue Social : de la veille, de l'expertise et de l'aide à la décision.

Il devrait aussi jouer le rôle d'interface entre les politiques communautaires et les politiques nationales, car le pays a intérêt à être présent dans la stratégie de Lisbonne qui vise l'économie de la connaissance et la cohésion sociale. Le CAS restera un lieu ouvert, assure t-elle, et fera appel aux experts académiques. Il pourra être saisi par le Premier ministre mais disposera aussi d'une capacité d'auto saisine. Il devrait travailler, en liaison avec le CEPII, Centre d'Etudes Prospectives et d'Informations Internationales, à une relecture pluridisciplinaire du phénomène de la mondialisation.
Intervenant sur la prospective des métiers et qualifications, Sophie Boissard rappelle qu'à partir de 2005, le marché du travail français connaîtra 650 000 départs par an. Une cinquantaine de métiers seront en pénurie de main d'œuvre en 2010 ; dans le BTP, l'hôtellerie et la restauration, les services à la personne ; ils connaissent déjà des difficultés de recrutement. Il existe un vrai problème d'adéquation entre ces places et la main d'œuvre disponible, du au manque d'attractivité de ces métiers. L'appel immédiat à la main d'œuvre étrangère ne peut pas être la solution du point de vue social, il faut d'abord bien organiser les ressources internes.
Un certain nombre de champs doivent être privilégiés : une organisation et une formation intelligentes des primo entrants sur le marché du travail, ceux qui sont aujourd'hui au collège ; une GPEC (gestion prévisionnelle des emplois et des compétences) au sein des branches ; rendre attractifs les métiers dont on a besoin et qui ne le sont pas.
Parce qu'il n'y a pas un seul marché du travail mais une coexistence de divers marchés locaux et sectoriels, le CAS privilégiera trois thèmes d'études : la mobilité professionnelle et la gestion des compétences, en partant des expériences réussies dans les branches grâce aux observatoires ; les mutations économiques, car des branches sont en expansion et d'autres en réorganisation ou en déclin ; les parcours professionnels et la formation initiale ; une réflexion ciblée sur les pôles de compétitivité.

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Le Maroc à la recherche d'investisseurs socialement responsables

Le Maroc entend faire du respect affiché des normes sociales et environnementales un avantage concurrentiel dans le grand match international, aussi le thème de la récente session des intégrales de l'investissement, la conférence organisée annuellement à destination des investisseurs, était-il l'investissement socialement responsable.

La responsabilité sociale ne se réduit pas à la compassion charitable mais s'inscrit dans le souci de la croissance économique à long terme, disait le message royal lu en introduction par le Premier ministre. Le Maroc aspire à devenir un partenaire des investisseurs internationaux, avec les standards sociaux les plus avancés, et les autorités publiques faciliteront l'ISR.
Le respect des normes sociales et environnementales contribue au bien être des populations actuelles et des générations futures alors que le prix à payer pour corriger les erreurs commises en matière sociale et environnementale est très élevé. Le Maroc se place donc désormais dans la logique d'une meilleure protection sociale et environnementale, supplément d'âme à l'économie de marché et à la mondialisation, affirmait Mustapha Bakkoury, directeur général de la Caisse de Dépôts en de Gestion.
Nonobstant ces excellentes intentions, l'image du Maroc n'est actuellement pas celle de la patrie de l'ISR. Le baromètre d'attractivité présenté par Ernst & Young mesure la perception des différents pays qu'ont les décideurs économiques. Celle du Maroc s'est améliorée, et les atouts stratégiques du pays résident dans sa situation géographie proche de l'Europe, sa stabilité sociale, son niveau attractif des salaires et des charges. Les handicaps tiennent aux aides des pouvoirs publics, aux infrastructures, au manque de stratégie sectorielle, à la taille du marché, au niveau d'éducation. En concurrence avec l'Europe plus qu'avec l'Asie pour les unités de production, le Maroc est en bonne place pour les centres d'appel et pourrait trouver sa place dans le back office comptable, il est mieux placé que la Tunisie et l'Egypte dans la localisation des sièges régionaux des entreprises multinationales. Si le textile est devenu un secteur à risque, le tourisme est attractif et pourrait devenir un pôle de compétitivité. Les investisseurs demandent une meilleure formation de la main d'œuvre, la simplification des procédures administratives, l'amélioration du cadre de vie et de la sécurité. Mais une étude de l'ONG étatsunienne Vérité sur la législation des conditions de travail et son application fait apparaître un Maroc 22e sur 27, ne surclassant que la Malaisie, l'Indonésie, la Chine, l'Inde et le Pakistan. Le Ministre jura que cela s'améliorerait et Fouad Benseddik, de Vigeo, notait que la confrontation en public d'un ministre et d'une experte sur ce sujet délicat prouvait que le Maroc avait fait un grand pas.
Principal investisseur institutionnel du pays, la Caisse de Dépôts et de Gestion gère 35% de l'épargne institutionnelle et 5% de la capitalisation boursière marocaine. Son directeur général assure pratiquer depuis longtemps le développement durable, à la manière de monsieur Jourdain. L'ISR, affirme t-il, ce n'est pas seulement la bonne gestion et la gouvernance mais aussi des projets pour éradiquer l'habitat insalubre et créer des espaces de vie. Le Forum du Développement méditerranéen se réunira en avril à Beyrouth. La culture ISR dans la région MENA (Proche Orient et Afrique du Nord) est basée sur des fondements religieux et culturels, peut-être primitifs mais solides. La RSE fait partie des réformes des institutions du secteur privé, la région doit l'intégrer pour participer à la mondialisation. Il faudra convaincre que le socialement responsable apporte de la valeur ajoutée. Le rapport historique entre l'argent et la morale, le bien et le mal, qui est dans les fondements de la culture juive, chrétienne et musulmane, conduit à un ISR de logique d'exclusion, affirme Yves Médina, de l'ORSE, puis on a vu apparaître les agences de notation extra financières qui se livrent au screening et le concept de risque de réputation. Vigeo croise un référentiel ISR avec un référentiel managérial, il a réalisé une quarantaine de missions en France et sept au Maroc, sous la houlette de Fouad Benseddik. " On est sur un chemin qui va des choix moraux à des enjeux de performance " résume Nicole Notat, la présidente de l'agence de notation. Le comité syndical auprès de l'OCDE, plus connu sous son sigle anglophone TUAC, considère que c'est aux gouvernements de garder la production de normes, et certains de ses affiliés craignent une privatisation des normes avec les travaux de l'ISO. Le TUAC veut remettre en cause la notion de plus en plus répandue à l'OCDE selon laquelle l'entreprise ne doit créer de la valeur que pour l'actionnaire ; il veut défendre les droits des salariés, y compris dans la gestion du changement et souhaite que le Conseil d'administration ne soit pas seulement le garde fou des actionnaires par rapport au management mais aussi le gérant des intérêts des parties prenantes.
L'ISR dépend des contextes, affirme madame Messa Rara qui vient de Turquie, il n'y a pas de valeurs universelles. Dans le monde développé, la conformité aux lois ne fait pas partie de l'ISR parce que tout le monde s'y tient mais dans les pays en voie de développement, c'est une option.
Les investisseurs internationaux ne vont pas sur les marchés de capitaux dans les pays en développement, qui sont opaques et non dénués de corruption. Les informations ne sont pas vérifiées par les agences crédibles, les syndicats, les ONG, la presse libre n'existant pas, il n'y a pas de suivi des entreprises. La comptabilité elle-même n'est pas transparente. Un organisateur du Forum Méditerranéen ajoute que les entreprises du Nord payent leurs impôts alors que celles de la zone MENA cherchent à y échapper. Quand les entreprises des pays développés investissent dans le pays en développement, elles y apportent la dimension ESG - Environnement, Social, Gouvernance - explique Thierry Chambol de Suez Maroc, mais aussi une contribution au développement en participant à la création d'une classe d'entrepreneurs par une politique de sous-traitance et de formation.
Lorsqu'on parle de gouvernance, rappelle Rachid Belkahiya, le cadre de référence est l'entreprise managériale caractérisée par la séparation entre actionnaires et dirigeants. Dans un univers globalisé, il faut de bonnes pratiques pour avoir accès aux capitaux. Dans la zone MENA, le modèle dominant est celui de l'entreprise publique s'intéressant au social pour la population restreinte de ses salariés. La mondialisation remet cela en cause. La région connaît un très mauvais niveau de pratiques en matière de gouvernement d'entreprise, affirme Simon Kensouha de la CDG. A l'exception de l'Irak et du Soudan, la stabilité politique est globalement assurée mais au détriment du droit à la libre expression et du devoir de rendre compte. Il existe une corrélation forte entre gouvernance privée et gouvernance publique, et donc on ne peut pas poser la question de la gouvernance de l'entreprise tant que celle de la gouvernance de l'Etat ne le sera pas, considère Rachid Fidali. Beaucoup a été fait pour la création d'un Etat de droit mais il reste à faire. Du fait de leur endettement, les entreprises dépendent des banques, qui devraient jouer auprès d'elles un rôle incitatif. Les entreprises les plus performantes devraient être incitées à se faire coter en Bourse, ce qui suppose transparence, reddition, liquidité et respect des droits des actionnaires minoritaires.
Au Maroc, les entreprises sont familiales. Seules 5% d'entre elles survivent à la quatrième génération, cependant certaines sont plus performantes. Dans nombre de petites entreprises, les employés sont considérés, non comme des salariés mais comme des serviteurs. Il faut changer ces mentalités, comme il faut réconcilier l'entreprise avec la fiscalité. La Confédération Générale des Employeurs Marocains est active dans les campagnes de déclaration des salariés à la caisse de Sécurité sociale. L'informel non fiscalisé porte aux entreprises respectueuses des lois une concurrence déloyale.
Le Maroc est une parcelle du grand monde arabe, affirme le représentant de la Fédération des Chambres de Commerce des Emirats Arabes Unis. Ce pays, invité d'honneur de la conférence, est le premier investisseur arabe au Maroc et joue un rôle pilote dans l'investissement socialement responsable. Le concept de responsabilité entrepreneuriale vis-à-vis de la société fait son chemin au Moyen Orient, confirme le président de Dubai Properties, avec des pratiques différentes d'une région à l'autre. La responsabilité de l'investisseur privé est d'augmenter la compétitivité, affirme monsieur Al Manheim du Fonds Monétaire Arabe, pour qui tout ce qui peut diminuer la profitabilité des entreprises est nocif. Les pays en voie de développement comme le Maroc qui cherchent à attirer des investissements doivent savoir que l'objectif principal de ceux-ci est de maximiser leur taux de retour. Le gouvernement doit veiller à ce que les forces du marché soient compatibles avec l'intérêt de la population mais il ne doit pas mettre trop de contraintes sur les entreprises. Les réformes pertinentes sont celles qui permettent d'avoir des règles claires, un fisc juste, des faillites effectives, un accès au crédit abordable.
L'ISR est un problème de riche, affirme quelqu'un de la salle, il ne faut pas ajouter des contraintes qui empêcheraient les investisseurs de venir au Maroc. Non, répond le TUAC, les lois qui permettent d'emprisonner les syndicalistes pour conspiration contre le management ne sont pas des problèmes de riches. Mustapha Bakkoury se dit persuadé qu'à long terme les entreprises SR sont les plus efficaces. La RSE est une opportunité de performance, un élément de différenciation mais aussi un facteur de gestion des risques : risque d'image, risque de réputation, risque juridique.

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Les sites de ceux qu'on cite

France Télévisions : www.francetelevisions.fr/
Ushuaia TV: http://www.tf1pub.fr/supports/presentation/46.php
Feu le CGP et le nouveau CAE: http://www.plan.gouv.fr/actualites/fiche.php?id=286
Réalités du Dialogue Social : http://www.rds.asso.fr/
Les intégrales de l'investissement : http://www.investment-conference.com/fr/presse.asp?annee=2005

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