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La Missive de Gestion Attentive
N°24 - janvier- février 2007
Sommaire
Edito: Messianisme
et transparence
Les assemblées européennes et
la RSE
Sixièmes rencontre européennes
de l'actionnariat salarié
Premier congrès du RIODD
Les experts comptables et la mesure de la
performance
Quelques pratiques plus ou moins responsables
Vigeo et l'entreprise
Dans la bibliothèque: la RSE et les
PME et les effets du développement durable
Les
sites de ceux qu'on cite
Edito: Messianisme et transparence
Quelque soit la taille
de l'entreprise (de la TPE à la multinationale) et son type (société
de capitaux, entreprise publique, coopérative...), l'entreprise
peut se conformer plus ou moins à la loi, elle peut appliquer plus
ou moins les principes du développement durable. Mais toutes
les entreprises ne veulent pas être socialement responsables,
que ce soit pour des raisons idéologiques ou pragmatiques. Raisons
idéologiques: les dirigeants qui se réclament de Milton
Friedman proclament que porter la moindre attention aux externalités,
ne pas consacrer la totalité des ressources et des énergies
à faire gagner le maximum d'argent à l'actionnaire, se préoccuper
de l'environnement naturel et humain, est une hérésie. Pour
eux, le capitalisme ne peut pas être responsable. Raisons pragmatiques:
nombre de dirigeants, surtout des patrons de PME ont "le nez dans
le guidon" et, préoccupés par leurs fins de mois, ne
portent aucune attention à ce qui ne se traduit pas immédiatement
par un effet positif dans le compte de résultats.
Les entreprises qui se disent responsables peuvent avoir des attitudes
concrètes très différentes: application formelle
(les ONG environnementalistes parlent de green washing, on dit
aussi cosmétique), application réelle mais toujours en deuxième
ligne (la rentabilité d'abord, les préoccupations sociales,
sociétales et environnementales ensuite) enfin intégration
de critères non financiers dans le management (la diminution des
consommations de ressources naturelles est un but en soit quelque soit
leur prix, la santé des salariés fait partie des indicateurs
de contrôle de gestion, l'externalisation sans contrepartie des
contraintes n'est pas érigé en système...).
Les
grandes entreprises qui se réclament de la RSE ont volontiers une
attitude "messianique" vis à vis des PME:
elles proclament leur volonté d'emmener les PME avec elles sur
les chemins de la RSE, spécialement celles qui sont participent
à leur chaîne de valeur. Le grand business européen
qui a créé l'Alliance européenne pour la RSE affirme
sa volonté de diffuser la RSE dans le tissu des entreprises indépendantes,
certaines organisations patronales nationales établissent des guides
à l'usage des PME. Fournisseurs et sous-traitants, déjà
soumis à diverses exigences en matière de qualité,
se voient demander de plus en plus fréquemment des certifications
environnementales et sociales. Les PME sont priées de signer la
charte de la grande entreprise ou de s'inscrire au Pacte Mondial, et le
donneur d'ordre va parfois, notamment dans les pays en développement,
procéder à des audits en matière sociale et environnementale.
Cependant, quand la PME appelée à bien se conduire est partie
intégrante de la chaîne de valeur, la grande entreprise qui
applique la RSE "en deuxième ligne", la soumet à
des injonctions contradictoires : "faites tout bien mais à
moindre prix". Seule la PME qui a intégré la RSE avec
succès dans son système de management peut alors mettre
la donneuse d'ordres et de leçons devant ses contradictions.
Lorsque la grande entreprise a adopté un mode de management responsable,
elle peut effectivement emmener les PME qui n'en sont pas là dans
une démarche pédagogique et diffuser la RSE. Si la
PME est au même niveau, un partenariat de progrès
se met en place, qui peut avoir des effets très positifs sur l'environnement
économico-social. Mais ce n'est pas encore le plus courant.
Et il est parfois difficile de faire la part des effets d'annonce et de
l'application effective de la RSE par les entreprises. L'auto déclaration
est la règle,les entreprises aiment bien qu'on les croient
sur parole et peu nombreuses sont celles qui associent leurs parties prenantes,
même internes, à la reddition. Les agences de notation doivent
se fier à la communication des entreprises et aussi, heureusement,
à celle de des parties prenantes de celles-ci. Les observateurs
font ce qu'ils peuvent pour déceler le vrai du faux, le stratégique
du cosmétique, le fondamental du superficiel. Mais si en matière
de loi il y a des gendarmes et des juges, en matière de responsabilité
sociétale il n'y a que des témoins.
Marie-Noëlle Auberger mailto://mna@gestion-attentive.com
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Les assemblées européennes et
la RSE
La
communication de la Commission européenne "faire l'Europe
un pôle d'excellence en matière de responsabilité
sociale des entreprises" (voir Missive n°19) a fait l'objet d'un
avis du Comité économique et social européen et d'un
rapport du Parlement européen dont les rapporteurs étaient
respectivement Evelyne Pichenot et Richard Howitt. Les textes ont été
adoptés, l'avis le 14 décembre 2006 (153 pour, 21 contre,
14 abstentions) et le rapport le 19 du même mois (25 pour, 15 contre).
Les deux textes soulignaient l'importance de la RSE dans le modèle
social européen et préconisaient le développement
de la RSE dans tous les secteurs et notamment chez les PME, le CESE appelant
en sus les entreprises du tiers secteur à prendre leur place pleine
et entière dans l'Alliance initiée par certaines grandes
entreprises et avalisée par la Commission. La relance du Forum
multilatéral laissait le Parlement encore plus sceptique que le
Comité qui espérait une relance réelle des travaux,
même si bien des ONG avaient déjà boudé la
première réunion. L'avis
du Comité souligne qu'une reddition de bonne qualité sur
les déclarations et les pratiques des entreprises et des territoires
permettrait au citoyen européen d'orienter ses choix en tant que
consommateur, épargnant et résident. Le rapport du Parlement
insiste aussi sur l'importance du choix du consommateur et appelle au
développement du commerce équitable.
L'avis du CESE propose
une "praxisthèque", c'est-à-dire un portail
d'information sur les pratiques des entreprises, qui pourrait prendre
place dans le cadre du plan d'action "Mieux communiquer l'Europe"
et n'oublierait pas les bonnes pratiques dans les nouveaux Etats membres.
Cette préconisation a paru séduire largement mais les avis
divergeaient quand à sa nature : totalement autodéclarative
pour les uns, régulée et vérifiée pour les
autres.
Lors du débat du CESE, la rapporteure (c'est comme cela qu'on dit
en "français européen") Evelyne Pichenot, dont
l'auteur de ces lignes avait l'honneur d'être l'experte, affirma
que la RSE participe à donner un visage humain à l'esprit
d'entreprise, et ainsi doit être généralisée
à tout type d'entreprise. Si on affirme l'excellence de l'approche
européenne, il faudra agir dans la plus grande transparence. Nul
ne peut être contraint à être vertueux mais ceux qui
disent qu'ils le sont doivent pouvoir le prouver. Certains membres
du groupe employeurs, particulièrement ceux qui avaient participé
aux groupes de travail, appréciaient positivement le texte, et
préconisaient les échanges d'expérience. Mais d'autres
employeurs, notamment britanniques, affirmèrent que la simple obligation
de transparence serait contre productive. Il n'est pas question pour eux
que les produits aient une traçabilité économique,
écologique et sociale. Pour ce qui est du fond, nous disent
certains, le travail des enfants peut éviter à ceux-ci de
crever de faim ou de se prostituer et ce n'est de toute façon pas
aux entreprises européennes de vérifier si les conventions
de l'OIT sont respectées mais au gouvernement local et à
la population. Donnant l'exemple d'un fabricant de calculatrices mécène
d'activités sportives qui n'a pas vu l'arrivée des calculatrices
électroniques asiatiques sur le marché et a ainsi conduit
la société à la faillite, un conseiller en déduit
que tout ce qui n'est pas business pur et dur est nocif pour l'entreprise.
Vous dites que chaque citoyen est concerné par la RSE, nous reproche
un patron britannique, mais il l'est bien plus par les activités
économiques. Un employeur slovaque se réclame du "plus
grand économiste du monde", Milton Friedman : la seule responsabilité
de l'entreprise est de créer du bénéfice dans le
cadre légal; la RSE est nocive, malgré son caractère
volontaire, car la pression qui est mise sur les entreprises les mène
à l'hypocrisie; la RSE sape les bases économiques
de la société.
La rapporteure n'a pas manqué de souligner qu'il existait des différences
d'appréciation sur le sujet non pas seulement d'un groupe à
l'autre (employeurs, salariés, activités diverses) mais
à l'intérieur de chacun d'entre eux. L'avis est le fruit
d'un travail conjoint de représentants des trois groupes. Les limites
de l'exercice étaient de commenter la communication de la Commission,
on ne pouvait donc pas parler de tout mais il est clair que, de la même
façon que l'entreprise responsable se base sur la législation
et la dépasse, elle commence par produire des biens et des services.
L'économique n'est pas oublié mais l'entreprise ne saurait
être réduite à ce seul aspect, elle crée de
nombreuses externalités dans la société, dont il
est impératif de tenir compte.
Les pouvoirs publics doivent impulser une attitude responsable des entreprises,
ils peuvent la faire à travers les achats publics, en appliquant
la politique du mieux-disant social et environnemental. Le Comité
affirme que la RSE est exemplaire quand elle est intégrée
à la stratégie et mise en uvre dans toute la hiérarchie
de l'entreprise. Il appelle les entreprises qui entendent soutenir
l'Alliance à participer à celle-ci de manière pleine
et entière, y compris en impliquant les représentants du
personnel qui le souhaiteront et en associant le Comité d'Entreprise
Européen quand il existe.
Après
un débat sur les lignes directrices en cours d'élaboration
à l'organisation internationale de normalisation, le CESE souligne
qu'il faut éviter que de nouvelles normes internationales ne redéfinissent
la notion de responsabilité sociétale des entreprises en
la réduisant à une simple conformité aux obligations
légales. Par nature, la RSE réside dans des initiatives
volontaires d'entreprises au-delà de la loi. Aussi le CESE recommande
t-il aux représentations nationales qui élaborent les lignes
directrices ISO 26 000 de promouvoir la définition européenne
de la RSE, qui englobe la loi mais la dépasse.
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Sixièmes rencontres européennes
de l'actionnariat salarié
La Fédération
européenne de l'actionnariat salarié (FEAS - EFES), basée
à Bruxelles se définit comme " l'organisation-coupole
qui vise à fédérer les actionnaires salariés,
les entreprises et toutes les personnes, les syndicats, les experts, les
chercheurs ou autres intéressées à la promotion de
l'actionnariat salarié et la participation en Europe". Elle
organisait ses sixièmes rencontres à Bruxelles en décembre.
Le classement "Top
100 Actionnariat salarié européen" en 2006 réalisé
par la FEAS classe les entreprises totalement ou partiellement possédées
par leurs salariés en fonction du montant de la capitalisation
aux mains de ces derniers. Ainsi l'Union de Banques Suisses UBS arrive
en tête du classement avec 6040 millions d'euros car les salariés
possèdent 6% de sa capitalisation de plus de 100 millions. Sur
ces bases, on ne s'étonnera pas de trouver dans les dix premiers
neuf mastodontes dont six français (Total, Société
Générale, BNP Paribas, Crédit Agricole, AXA, Bouygues),
deux suisses (UBS et Novartis) ainsi qu'un allemand (Deutsche Bank) et
une seule coopérative, l'espagnole Mondragon. Celle-ci est
au quatrième rang avec ses 4226 millions d'euros entièrement
possédés par les coopérateurs.
Pour sa part, la Fédération
des actionnaires salariés (FAS) en France a mis au point un indice
IAS, qu'elle définit comme "un indice entre éthique
et sociétal". Cet indice inclut les 38 entreprises du
SBF 250 qui répondent à la double condition d'avoir plus
de trois pour cent du capital détenu par plus de 25% des salariés.
L'indice sur performe : sur une base 100 en 1990, l'indice SBF 250 était
à 270 et l'indice IAS à 429. Officialisé depuis le
26 octobre par Euronext, l'indice IAS est mis à jour en continu
comme le CAC 40, le SBF120 et le SBF250.
Les salariés
qui sont au capital des sociétés de grande taille y sont
le plus souvent à l'issue d'un processus de privatisation,
comme l'ont montré les témoignages
d'entreprises respectivement basées en Irlande, en France, en Autriche
et au Royaume-Uni. Par la suite, divers plans permettent au personnel
des acquisitions d'actions lors des augmentations de capital.
EIRCOM est une compagnie irlandaise de télécommunications.
Ancienne entreprise publique, elle a changé cinq fois de propriétaire
en huit ans. Le fonds des salariés (sous la forme d'un ESOP Employee
stock ownership plan), seul actionnaire constant, à hauteur
d'un tiers environ, a donné de la stabilité à la
compagnie. Aujourd'hui une entreprise possède 65% du capital et
l'ESOP 25%. Pour des raisons réglementaires et fiscales, toutes
les actions possédées par l'ESOP devront être distribuées
avant 2014 aux salariés qui deviendront alors des actionnaires
individuels. Une communication syndicale de 1995 sur la situation de l'entreprise
avait identifié des changements technologiques et économiques
(dérégulation, libéralisation) dans un contexte de
mondialisation, et les syndicats ne se sont pas opposés à
la privatisation partielle de 1996. Ils ont toujours su "séparer
l'actionnariat des relations industrielles".
La banque française Société Générale
propose, chaque année depuis la privatisation de 1987, aux membres
du personnel de devenir actionnaires à des conditions privilégiées.
Depuis 2003, un plan mondial est en place. Aujourd'hui soixante mille
actionnaires (sur cent mille salariés) possèdent 7.5% du
capital de la banque. L'actionnariat est un bon moyen de cohésion
et d'abord de connaissance du groupe, explique Denis Auxenfans, directeur
de l'épargne salariale, ainsi les salariés d'une société
de financement automobile en Corée rachetée par la Société
Générale s'intéressent plus au groupe lorsqu'on leur
propose des actions de la maison mère.
Voest Alpine AG est une société autrichienne opérant
dans les secteurs de la sidérurgie et la mécanique. Les
salariés étaient prévus être au cur de
la privatisation de l'an 2000 mais seulement le quart d'entre eux ont
acheté dix pour cent du capital. Pour grouper les droits de vote,
les salariés actionnaires se sont regroupés dans un trust,
celui-ci a emprunté pour acheter plus d'actions et parvenir à
12%. Le trust est le deuxième actionnaire de la compagnie, derrière
un actionnaire à 15%. Une fondation créée pour gérer
les actions détenues par les salariés a un représentant
au Conseil d'administration. Cet administrateur doit être capable
d'influencer les décisions à long terme de la compagnie,
considère Max Stelzer (Bûroleiter des Konzernbetriebsrates).
Il peut y avoir des divergences de vue entre la direction et le syndicat
mais la direction doit garder à l'esprit que le travail est
un partenaire à long terme, fiable.
British Telecom a été privatisé en 1984 et
les salariés qui achetaient des actions lors de la privatisation
se voyaient donner des actions gratuites. Mais le personnel, alors fortement
syndiqué, ne comprenait pas l'utilité du profit. Aujourd'hui,
2,5% du capital sont dans les mains des salariés. Deux plans d'actionnariat
sont prévus, l'un pour les "executives", l'autre pour
l'ensemble du personnel. Le but est de fidéliser les salariés.
Le système est centralisé et la documentation est traduite
dans les langues des pays d'implantation du groupe, ce qui coûte
très cher. Le traitement fiscal est différent selon les
pays. Un salon de conversation instantanée (web chat) est
en place pour le dialogue. Les syndicats, soupçonneux au moment
de la privatisation, reconnaissent maintenant que les plans d'actionnariat
sont favorables. "Nous négocions lorsque c'est nécessaire"
explique le directeur du gouvernement d'entreprise (director of corporate
governance). "Les salariés actionnaires sont plus motivés
que les autres, ils s'intéressent au cours des actions, c'est pourquoi
nous continuons". Cependant, il n'y a pas de représentation
spécifique des salariés actionnaires au conseil.
Quel
est le rôle des syndicats dans la négociation et la mise
en uvre des plans d'actionnariat salarié ? D'après
Norbert Kluge, de l'Institut de Recherche et d'éducation de la
CES, il est temps pour les syndicats européens de s'intéresser
à la question
de la participation,
qu'ils ne considèrent pas encore comme centrale malgré la
position prise par la CES en 2002. Les sources de financement des entreprises
changent, la participation financière peut être un moyen
d'associer les travailleurs à ces enjeux financiers. Il y aura
de plus en plus de débats à ce sujet en 2007. La CES n'est
pas contre la participation financière mais il ne s'agit pas d'en
faire un modèle de référence.
François Vincent appartient à la CEC - Confédération
Européenne des Cadres qu'il présente comme "en liaison
avec la CES par l'intermédiaire d'Eurocadres". La participation
financière est de la responsabilité des salariés
et principalement des cadres qui sont le plus souvent détenteurs
d'actions de leur entreprise. Le groupe Total où il travaille a
développé un système de participation dont il est
fort satisfait, même si les salariés ont moins de place au
conseil d'administration qu'ils n'en avaient à Elf.
Pour Bernard Daly, directeur de ICC Bank ESOP Trustee Ltd (Irlande), le
partenariat social a été un élément majeur
de l'émergence du "tigre celtique" ces quinze dernières
années. Les années 90 ont vu une augmentation de l'actionnariat
en Irlande et particulièrement sous la forme d'actionnariat salarié.
Cependant, dans la plupart des entreprises, ce n'est pas un sujet majeur
pour les syndicats, à l'exception des cas de privatisation. Depuis
le mouvement de mondialisation des années 80, les relations traditionnelles
entre employeurs et salariés ne pouvaient plus se poursuivre telles
quelles et l'Irlande a connu un changement total de mentalité.
Le mouvement syndical se trouvait face à une alternative : relever
le défi en faisant face à la réalité ou prendre
une position idéologique sur la privatisation en regardant le déclin.
L'ESOP crée une relation différente entre le syndicat,
le salarié et l'employeur, loin de la guerre des tranchées.
Constituant un système collectif et à long terme, il est
une arme contre la dilution du capital. C'est grâce à l'ESOP
que les salariés d'Air Lingus ont empéché Ryan Air
de prendre le contrôle de leur entreprise.
En Autriche, les syndicats ne veulent pas que les salariés détiennent
beaucoup d'actions car il ne faut pas que la participation financière
se substitue au revenu fixe. Ils considèrent la participation
au capital dans la limite de dix pour cent comme une bonne chose.
Jeff Cocks, directeur d'une fondation financière anglaise, informe
sur le débat parlementaire autour du rapport d'Anthony Jensen sur
l'insolvabilité des entreprises et leur rachat par les salariés
(Insolvency and Employes Buyouts). De grandes mutations sont en
cours en Grande Bretagne, et l'actionnariat salarié fait débat,
le mouvement syndical étant plutôt partagé. Les
changements apportés aux lois sur le travail privilégient
les salariés comme acheteurs potentiels des entreprises en difficulté.
Pour Jeff Cocks, les entreprises qui peuvent être sauvées
doivent l'être mais pas les autres ; il est parfois nécessaire
d'aller au dépôt de bilan. L'ESOP est une manière
élégante de reprendre les entreprises mais il existe un
large éventail de mécanismes.
En Allemagne, la participation des travailleurs au capital est à
l'agenda depuis un an. Permettre aux travailleurs de mieux participer
au profit et au capital a été proposé par le président
et bien accueilli par la chancelière, le patronat et les syndicats.
Les PME se sont adaptées à la mondialisation, dans une tendance
à la baisse des salaires, elles ont renoué avec les bénéfices
mais elles manquent de capitaux; elles se montrent les plus intéressées
car dix mille d'entre elles ne trouvent pas de successeur. Pour la première
fois, il y a des chances réalistes d'avoir une législation
dans les prochaines années.
L'Europe
peut-t-elle aller vers une reconnaissance mutuelle des lois, régimes
fiscaux et processus de participation? Les systèmes fiscaux
sont très différents d'un pays à l'autre, note Marc
Maurice. Il faudrait que la fiscalité s'applique au même
moment si ce n'est au même taux. La reconnaissance mutuelle permettrait
aux entreprises d'adopter les mêmes méthodes dans les filiales
étrangères qu'à la maison mère. La méthode
des stock options - par ailleurs immorale parce que sans risque - est
simple et la même partout, il faudrait trouver quelque chose d'aussi
simple pour l'actionnariat salarié, comme la TVA qui est l'impôt
européen sur la consommation. Il reste un long chemin à
parcourir avant qu'il y ait une législation européenne sur
ces points. La seule méthode possible est celle de la coordination
ouverte.
En conclusion,
Cees Vos , le président de la FEAS affirme que dans la jungle des
législations nationales, il convient de renforcer la coopération
entre les pays qui veulent passer à la vitesse supérieure,
sans attendre les autres. L'actionnariat salarié n'est pas un instrument
dépassé, et ce n'est pas qu'un instrument financier. L'actionnariat
stratégique est une question très réelle dans la
mondialisation, une réponse à certaines OPA hostiles et
au problème de l'outsourcing. Les entreprises avec un fort
taux d'actionnariat salarié ont les meilleures performances. La
FEAS doit continuer sa tâche. Si on lui dit que les salariés
doivent laisser la finance aux financiers, il répond que le
Titanic a été construit par des professionnels et l'Arche
de Noé par des amateurs.
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Premier congrès du RIODD
Le 7 et 8 décembre
2006 s'est déroulé le 1er congrès du Réseau
International de Recherche sur les Organisations et le Développement
Durable (RIODD), organisé conjointement par l'Institut de Recherche
en Gestion (IRG) de l'Ecole supérieure des Affaires (Université
Paris 12-Val-de-Marne) et le GREGOR de l'Institut d'Administration des
Entreprises de Paris (Université Paris 1).
Le RIODD, association
scientifique internationale et pluridisciplinaire, destinée à
promouvoir la recherche en sciences sociales sur les liens entre les organisations
et le développement durable, cherche, à travers ce congrès,
à contribuer à un approfondissement théorique et
à ouvrir des voies de recherche nouvelles sur le développement
durable, notamment à partir de travaux théoriques et
empiriques en sciences sociales.
Ce congrès
a accueilli des communications scientifiques émanant de chercheurs
de toutes disciplines sous la forme d'ateliers thématiques relatifs
à la contribution des organisations, au développement durable,
à la responsabilité sociale et environnementale des entreprises,
à l'éthique de l'économie et des affaires, aux régulations
sociales et à la gouvernance des organisation.
De nombreux domaines
ont donc été abordés. De l'agriculture aux ressources
humaines, en passant par le commerce équitable, la finance responsable,
de l'empirique à la théorie, ce congrès fut un véritable
carrefour des disciplines, reflétant ainsi la complexité
du développement durable.
L'ensemble des participants
s'est réuni dans la dernière partie du congrès autour
d'une table ronde afin de préparer l'avenir de la recherche en
responsabilité sociale de l'entreprise. Admettant que la RSE possède
un réel potentiel régulateur dans un système économique
mondial, les chercheurs ont exprimé leur désir de faire
contribuer la recherche à la promotion et au développement
de la RSE. Ainsi de nombreux axes de recherches se développeront,
se renforceront ces prochaines années.
Anne-Cécile
Roques
les
experts comptables et la mesure de la performance
L'académie
des sciences et techniques comptables et financières a mis au point
des indicateurs
de mesure de la performance en matière de développement
durable.
La question des
indicateurs est fondamentale, affirmait Christian Brodhag, délégué
interministériel au développement durable, lors de la présentation
de cette initiative des experts comptables. La GRI et la loi NRE listent
des indicateurs mais leur traduction en chiffres est nécessaire.
C'est pourquoi l'initiative prise
par les experts comptables lui parait intéressante et les pouvoirs
publics la soutiendront. Ceux-ci ont une politique forte de développement
durable et la nouvelle stratégie sera lancée en juin, par
la nouvelle équipe sortie des urnes. D'ores et déja le
nouveau code des marchés publics prend en compte le développement
durable, c'est maintenant aux acteurs de s'emparer de cette possibilité.
L'Académie
des sciences et techniques comptables veut donc mesurer la performance
globale des entreprises, et pour ce faire propose des tableaux de bord
du développement durable. La méthodologie repose sur cinq
étapes: état des lieux, indentification des parties
prenantes, enjeux de chaque partie prenantes, indicateurs, tableau de
bord. Les parties prenantes identifiées sont au nombre de
neuf: clients et consommateurs, fournisseurs, salariés et leurs
représentants, investisseurs, pouvoirs publics, organisations professionnelles,
environnement, autres acteurs de la société (associations,
médias, universités, centres de recherche, etc.)
| Code
des marchés publics (2006) , article 5: "La nature et
l'étendue des besoins à satisfaire sont déterminées
avec précision avant tout appel à la concurrence ou
toute négociation non précèdée d'un appel
à la concurrence en prenant en compte des objectifs de développement
durable. (...)" |
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Quelques
pratiques plus ou moins responsables
Au cours du mois
de janvier, nous avons glané dans les colloques - celui de l'Académie
des sciences et techniques comptables et financières, la soirée
de l'Ecole de Paris consacrée aux restructurations et la journée
du Groupe Alpha et de Liaisons sociales "Pour une gestion de l'emploi
socialement responsable" - quelques cas de pratiques d'entreprise
et d'action des pouvoirs publics.
La marque Impression
Durable existe depuis six mois dans le cadre d'une entreprise
vieille de quarante ans. Cette PME d'une trentaine de personnes dans le
domaine de l'imprimerie et de la communication utilise un système
de management pour mesurer l'empreinte écologique de ses
opérations. Ayant constaté que 80% de l'empreinte économique
provenait du papier, son responsable, François Tavard a l'intention
de "sourcer" tous les papiers qu'il achète pour vérifier
d'où ils viennent et leur appliquer le bilan carbone de l'ADEME.
Les clients d'Impression Durable sont le Ministère de l'Industrie
et du Développement durable, l'ADEME, 4D, LVMH, Ikea. La nature
des clients semble prouver que l'efficacité de l'opération
marketing mais l'imprimerie pourra t-elle convaincre les clients ordinaires,
ceux qui ne s'affichent pas vertueux en matière écologique
?
Qu'est ce qu'un fabriquant de téléviseurs peut faire d'une
usine qui fabrique du verre pour écrans cathodiques alors que ceux-ci
sont techniquement dépassés ? L'objectif stratégique
du groupe Thomson était de sortir du verre et donc de l'usine
de Bagneaux, près de Nemours mais il y avait plusieurs chemins
pour le réaliser. Denis Langlois, vice-président de Thomson
Manufacturing Services, a cherché une solution globale pour l'usine
et donc un repreneur qui pourrait utiliser les indiscutables compétences
verrières des salariés. Ces derniers étaient parfaitement
conscients que le verre n'avait plus d'avenir dans le groupe. S'il n'y
a plus de verre dans les téléviseurs, il y en aura encore
longtemps dans les voitures, l'opportunité venait donc de ce secteur.
C'est ainsi que Rio Glass, une société espagnole qui fournit
des vitres pour l'automobile, a repris les deux tiers des effectifs du
site. Les autres salariés sont partis en préretraite ou
ont développé un projet personnel. Denis Langlois reconnaît
que les mesures d'âge ne sont pas très responsables au plan
macrosocial mais, tout en précisant qu'elles ont été
financées par l'entreprise, affirme qu'il n'y avait pas moyen de
faire autrement. Il a du expliquer à l'actionnariat que, si l'anticipation
semblait coûteuse au départ, elle ne se révèlerait
au total pas plus onéreuse qu'un PSE (Plan de sauvegarde de l'emploi).
Pour le prouver, il faut que la DRH et la direction financière
collaborent pour tirer un bilan global de la restructuration.
Avec mille deux cents salariés, Ugitech, numéro un
mondial des inox fins, est l'employeur privé le plus important
de Savoie. Installé dans la ville d'Ugine - sept mille habitants,
au croisement de plusieurs vallées- il joue un rôle important
dans la vie locale. Pour son DRH Daniel Guillaudot, l'entreprise a
des responsabilités vis-à-vis du territoire, dans les
bons et les mauvais moments. En 2003, alors que l'entreprise appartenait
encore au groupe Arcelor, un plan social touchait dix pour cent de l'effectif
global, centré sur les fonctions support qui étaient en
surpoids par rapport à la concurrence. La direction de l'usine
a décidé d'anticiper et, considérant qu'il convenait
d'associer son environnement, a travaillé avec les organisations
syndicales, la Direction du Travail, le maire, le député
et le préfet. L'objectif était de créer soixante
emplois sur le bassin - Ugine et Albertville ainsi que Saverne en Haute
Savoie - En douze mois, soixante-trois emplois ont été créés
dans huit entreprises. Ugitech a aidé à renforcer des solutions
performantes chez les sous-traitants. D'autre part, certains outils très
sophistiqués exigent une main d'uvre très qualifiée
mais pas tout le temps, ce qui a conduit l'entreprise, avec le soutien
des pouvoirs publics locaux, à se rapprocher des autres usines
locales afin de mutualiser ces ressources humaines. Ugitech travaille
aussi avec le conseil général pour voir comment mutualiser
le centre de recherches avec les PME environnantes.
Après avoir racheté Péchiney, le canadien Alcan a
réduit drastiquement le nombre d'usines, ainsi Cruseilles
en Haute Savoie devait fermer et les cent dix salariés être
licenciés. Ceux-ci, accompagnés par la CGT, seul syndicat
présent, se sont mobilisés pour vivre et travailler dans
le bassin annecien. Les terrains de l'usine, proche de la frontière
suisse, auraient pu être vendus à un promoteur immobilier
mais les acteurs locaux entendaient maintenir une activité industrielle
sur le site. Une convention de revitalisation a abouti à l'engagement
du groupe sur cent dix emplois industriels. Deux ans après, soixante
quinze emplois ont été créés dans les transports
et dans l'industrie alimentaire, et quatre-vingt-quinze pour cent des
salariés licenciés ont obtenu un reclassement, sous forme
de formation qualifiante de longue durée, de CDD de plus de six
mois ou de CDI.
Lorsqu'en 1997 l'entreprise finlandaise qui avait acheté une usine
de moteurs à Mulhouse a voulu délocaliser la production
de l'Alsace vers l'Angleterre, le maire n'a pas voulu tenter de la retenir
en accordant des exonérations de taxes mais a agi sur l'immobilier.
La ville a racheté le site, où travaillaient 780 salariés
en centre ville, et a réalisé les travaux nécessaires.
L'entreprise existe toujours, avec 350 salariés ; le paiement des
loyers et de la taxe professionnelle a permis à la municipalité
de retrouver sa mise - cinq millions d'euros- en cinq ans. Mitsubishi
s'est installé sur le site et emploie soixante personnes. Ainsi,
explique Philippe Maitreau, président délégué
de l'Alliance Ville Emploi, la tête de réseau des élus
responsables des questions d'emploi, l'élu local peut être
l'interface entre l'entreprise, les salariés, l'actionnariat
pour mener des opérations bénéfiques à tous.
Fernando Vasquez, chef d'unité à la Commission européenne,
se plaint de l'incompétence des gestionnaires des grandes entreprises
européennes, incapables d'apporter une réponse claire quand
le commissaire Verheugen (Entreprises et industrie) leur demande quelles
sont les actions mises en uvre lorsque un produit disparaît
ou un site est appelé à fermer. Il s'en prend particulièrement
aux dirigeants de Volkswagen qui n'ont fait preuve d'aucune anticipation
lors de la récente restructuration de l'entreprise. Ils ont augmenté
la capacité de production en Allemagne et fermé en un mois
l'usine de Bruxelles, en ignorant les instances européennes. Les
salariés bruxellois se sont vus proposer des retraites anticipées
et des primes de départ, certains retrouvent du travail en Flandre,
d'autres non. Cet énorme gâchis est surprenant de la part
de Volkswagen qui avait mené dans les années quatre-vingt-dix
des restructurations convenables. A l'inverse, une bonne pratique est
celle de la restructuration du secteur du bois en Finlande, dans
laquelle l'entreprise Nokia a joué un grand rôle. En quinze
ans, toute l'activité économique de la région a changé,
grâce à des investissements massifs dans la formation et
la technologie. Les objectifs étaient clairs pour tout le monde
: aller vers la téléphonie mobile. Aujourd'hui Nokia
est conscient du risque de perte de sa position dominante. La Finlande
amorce le même type de démarche pour des industries où
elle pense avoir des avantages compétitifs.
En France, l'Etat a décidé de reformater et de professionnaliser
les armées, dont les effectifs ont diminué de 28% de 1996
à 2006. La réorganisation militaire a eu sur les
villes de garnison des effets économiques, sociaux et culturels.
L'insuccès à l'exportation du char Leclerc, la fermeture
de la base de sous-marins de Lorient, ont signifié la fin de l'arsenal,
cette figure emblématique de l'industrie française sous
tutelle de l'Etat. GIAT Industrie a été restructuré,
la DCN qui était une administration de vingt-huit mille personnes
est aujourd'hui une société privée qui en emploie
douze mille cinq cents et a des contrats avec la Marine, même s'il
lui reste beaucoup à faire. Les emplois et les statuts ont évolué,
les ouvriers d'Etat formés par apprentissage, souvent de père
en fils, ont disparu à la SNPE, leur nombre a diminué ailleurs.
L'entretien des véhicules blindés a été confié
à Renault Trucks, une société privée. Les
militaires se recentrent sur leur cur de métier, l'idée
de "faire faire" pénètre ce monde.
"On est passé de l'ère des dinosaures à l'ère
moderne" résume Jean-Pierre Aubert, le délégué
interministériel à la restructuration des industries
de défense. Sa petite structure légère et transversale
travaille en amont sur les bassins d'emploi car les transformations de
l'industrie de défense ont des répercutions à l'extérieur
dont il faut atténuer l'impact économique. Il s'agit de
créer des alternatives pour les sous-traitants. Dans un contexte
parfois très conflictuel - le conflit est naturel, le tout est
d'en sortir -dit-il, la question de la légitimité de la
décision a été posée car il y a eu des "décisions
poker" ensuite "vendues" avec insouciance. L'anticipation
a d'abord été absente puis elle a été "confidentiel
défense" avant de parvenir parfois à être enfin
partagée.
La réorganisation des industries de défense s'est plutôt
bien passée pour les sous-traitants des bassins d'emploi concernés,
considère Jean-François Veysset, vice-président de
la CGPME. Les TPE et PME ont une grande capacité de réactivité
et la restructuration a été bien menée, contrairement
à ce qui s'est passé à Toulouse où
l'absence de coordination entre les acteurs n'a pas permis de régler
le problème des conséquences de l'accident d'AZF.
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Vigeo et l'entreprise
La meilleure réglementation
est celle qui qui est construite à partir d'expérimentations,
affirmait Nicole Notat, présidente de Vigeo lors des Rendez-vous
du développement durable le 16 janvier au ministère
de l'écologie et du développement durable. Les entreprises
qui expérimentent influencent ainsi la réglementation. Déplorant
le "regard abominablement négatif" porté en France
sur l'entreprise, y compris parfois par la puissance publique, elle affirme
que, si le profit est dans la nature de l'entreprise, on peut se demander
si on ne doit pas aller de la maximisation de la valeur pour l'actionnaire
vers la performance globale. L'ISR est de nature à faire bouger
les lignes entre coutermisme et vision à long terme, et force les
entreprises à des arbitrages de plus en plus visibles qu'elles
devront justifier. Après, tout est affaire de rapports de forces
entre actionnaires, territoires, écologie, salariés, dont
les intérêts sont par nature conflictuels. Le cadre public
qui oriente les acteurs reste nécessaire. Il faut s'éloigner
de la dichotomie manichéenne entre la logique entrepreneuriale
à la Friedman et la logique partenariale de l'entreprise, dépasser
cet antagonisme. Ainsi va t-on vers de nouvelles formes de régulation
entre l'entreprise et son environnement.
Jouant de la
"parfaite synergie entre ce qui s'adresse aux investisseurs et ce
qui s'adresse aux entreprises", Vigeo, qui a réalisé
soixante-dix audits, a dépassé le moment où il se
demandait si le marché existait. L'année 2007 sera celle
où l'entreprise de notation passera dans le vert. C'est sûr,
il y a place pour une activité rentable dans le domaine de la
RSE.
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Dans la
bibliothèque
Oeconomica Humana,
la revue électronique de la chaire de RSE et développement
durable de l'Université du Québec à Montréal,
a sorti une édition spéciale sur la RSE et les PME
datée de décembre 2006, à la suite de la table ronde
sur ce même thème organisée dans le cadre du 8ième
congrès international francophone en entreprenariat et PME tenu
à Fribourg (Suisse) en octobre. Auteurs canadiens et français,
parmi lesquels Françoise Quairel, s'interrogent sur les facteurs
sous-jacents à l'adoption de pratiques de RSE dans les PME, évaluent
les pratiques des PME de la région Rhône Alpes et celles
du Languedoc-Roussillon, analysent la représentation de la RSE
ou du D2 chez les dirigeants des PME, se demandent quelle est la place
des politiques responsables d'achats des grands groupes.
Les effets du
développement durable, ainsi sont titrés les actes
des journées d'étude organisées en 2004-2005 par
l'Espace Mendès-France, Centre de Culture Scientifique, Technique
et Industrielle du Poitou-Charentes. Sous la direction de Patrick Matagne,
sont rassemblées une vingtaine de contributions, sous quatre chapitres:
Vers une gouvernance territoriale locale et globale, Agriculture et consommation
durables, Les entreprises, acteurs du développement durable, Les
conceptions et les pratiques éducatives. Un patchwork qui ne manque
pas d'intérêt. (L'Harmattan, 2006). On trouvera sur ce site
l'article "Intégrer le développement
durable dans le management".
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Les sites de ceux qu'on cite
Fédération européenne de l'actionnariat
salarié : http://efesonline.org
Fédération des actionnaires salariés (française):
http://www.fas.asso.fr
Euronext : http://ias.euronext.com
Réseau International de Recherche sur les Organisations et le
Développement Durable : http://riodd.org
Chaire de responsabilité sociale et de développement
durable, Ecole des sciences de la gestion, Université du Québec
à Montréal: <http://www.crsdd.uqam.ca>, le numéro
sur les PME <http://www.crsdd.uqam.ca/pdf/pdfBulletinsOH/OeconomiaHumanaDecembre06.pdf>
L'académie des sciences et techniques comptables et financières
: <http://www.lacademie.info>
L'Espace Mendès-France de Poitiers, section développement
durable: <http://www.maison-des-sciences.org/dd>
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