La Plateforme RSE : mise en place et présidence

 A la suite de la Conférence environnementale de septembre 2012, une Plateforme d’actions sur la Responsabilité sociétale des entreprises a été mise en place le 17 juin 2013. Constituée de différentes parties prenantes - organisations syndicales d’employeurs et de salariés, associations, réseaux impliqués dans la RSE - , « La plateforme RSE doit permettre aux acteurs concernés de débattre des enjeux de la RSE et de les faire participer, notamment dans le cadre de groupes de travail thématiques, à la mise en œuvre d’une promotion dynamique, cohérente et ambitieuse de la RSE. »

C’est le Commissariat général à la stratégie et à la prospective (le successeur du défunt Commissariat au Plan), rattaché au Premier ministre, qui accueille la Plateforme et lui fournit un secrétaire permanent en la personne de Michel Doucin, qui futAmbassadeur chargé de la bioéthique et de la responsabilité sociale des entreprises et cumulera cette fonction avec celle de Conseiller diplomatique du Président du Conseil Economique, Social et Environnemental. Ce secrétaire permanent  « pourra s’appuyer sur les équipes du Commissariat général au développement durable ainsi que sur celles du Commissariat général à la stratégie et à la prospective. »

Le 17 octobre 2013, la plateforme RSE a désigné en son sein un président, en la personne de Patrick Pierron, membre de la Commission exécutive de la CFDT et deux vice-présidents, Michel Capron, président du Forum citoyen pour la RSE et Hélène Valade, présidente du Collège des Directeurs de Développement Durable (C3D).

Dans sa page consacrée à la Plateforme, le dit Commissariat définit la RSE selon la formule du Livre vert de la Commission européenne de 2001 : « l’intégration des préoccupations sociales, environnementales, et économiques dans leurs activités et dans leurs interactions avec leurs parties prenantes sur une base volontaire ». C’est cette définition minimaliste qui permet au Commissariat d’affirmer que « plus de 80 % des entreprises de plus de 500 salariés s’impliquent dans la RSE ». Constatant que «seulement 23 % des entreprises de moins de 50 salariés s’y engagent », il affirme la nécessité de « donner un nouveau souffle à la RSE pour qu’elle soit diffusée dans toutes nos entreprises françaises, surtout dans nos PME/TPE ».

La RSE, est explicitement appréhendée comme un levier de stratégie de développement qui peut « constituer un véritable atout pour nos entreprises, à la fois sur notre territoire national mais aussi à l’export. »

Trois groupes de travail dont les membres seront désignés prochainement, travailleront sur les thèmes suivants : La RSE, levier de compétitivité et de mise en œuvre du développement durable, en particulier pour les PME ; Les implications de la responsabilité des entreprises sur leur chaîne de valeur (filiales et fournisseurs) telle que recommandée par les normes internationales ; Comment améliorer la transparence et la gouvernance des entreprises en réponses aux attentes de la société et de la finance responsable tout en intégrant les évolutions normatives européennes et internationales?